ECONOMIE

Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /2010 22:52
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 Pour la première fois depuis quarante ans, l’Algérie va exporter de l’orge en 2010. « Nous avons atteint un niveau de collecte de l’orge de 11 millions de quintaux, l’équivalent de la couverture des besoins nationaux de deux ans et demi », a annoncé Noureddine Kahal, directeur général de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), invité mercredi de la Chaîne III de la radio nationale. 

Des consultations auprès des marchés boursiers céréaliers, dont celui de Chicago, sont engagées pour placer l’orge algérienne. Les cours actuels de la tonne d’orge varient entre 135 et 145 dollars. Le responsable de l’OAIC n’a pas écarté la possibilité d’échanger de l’orge contre le blé tendre avec les fournisseurs sans que cela soit un troc.

Selon M. Kahal, la production de céréales de la campagne 2008-2009 a atteint un record jamais égalé par le passé avec 61 millions de quintaux. « Ce niveau de production nous a permis, pour la première fois depuis 1970, de ne plus importer de blé dur. Pour le blé tendre, nous avons un niveau de collecte suffisamment important qui nous permet d’avoir une couverture des besoins nationaux pour quatre mois. Notre production de blé tendre couvre 40 % des besoins du marché intérieur », a-t-il relevé.

 

Merouane Mokdad – TSA (Tout Sur l’ Algerie)

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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /2010 12:50

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L’évolution des cours des matières premières sur les marchés mondiaux a connu un nouveau repli marqué pour le sucre après ses sommets de décembre. Le repli du sucre est dû notamment à la révision à la hausse des prévisions de production de l’Inde, principal producteur mondial de sucre. Le café ainsi que l’Or ont également connu des baisses. Malheureusement, cette tendance ne se répercute pas encore sur les marchés en Algérie où les ménages continuent à rager devant les cimes atteintes ces derniers temps. «Sera-t-on prompt à diminuer des prix chez nous comme cela avait été le cas lors de l’annonce des augmentations sur les marchés mondiaux? Je doute!» dira un observateur.

 

Les cours du sucre ont accentué leur baisse, le contrat de mai a plongé mercredi jusqu’à 518,70 livres la tonne, un taux des plus bas, en sept mois, à Londres, car l’Inde a revu à la hausse ses prévisions de production de 5% "ce qui a pesé sur les prix». A Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en mai valait 541,90 livres vendredi, contre 600 livres la tonne vendredi dernier. Les cours du café ont, pour leur part, terminé la semaine en ordre dispersé, en forte baisse à Londres, pénalisés par une amélioration des perspectives de récolte au Brésil. Le robusta pour livraison en mai valait 1.239 dollars la tonne vendredi.

Montés la semaine dernière à son niveau le plus fort en sept semaines, les cours de l’or ont perdu leur élan et terminé la semaine en baisse, plombés par les statistiques de la production d’or sud-africaine qui a fortement chuté sur un an, au mois de janvier. Sur le London Bullion Market, l’once d’or a fini à 1.106,25 dollars cette semaine, contre 1.135 dollars vendredi dernier.

Hakim Djaziri

Source la voix de l’oranie

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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /2010 22:54

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Au moment où la mercuriale des marchés des fruits et légumes s’affole, affichant des prix dépassant toute mesure, les personnes handicapées continuent de toucher une allocation d’à peine 4000 DA par mois. Lors de son passage, hier, au Forum d’El Moudjahid, le ministre de la Solidarité nationale et de la Famille, Djamel Ould Abbès, a promis d’améliorer la situation des personnes handicapées, en commençant par une révision à la hausse de leurs allocations.

 

Je suis en train de me battre pour obtenir une pension à 6000 DA. Par un souci d’équilibre du budget de l’Etat, le gouvernement a refusé notre requête, cédant une hausse allant de 3000 à 4000 DA, je suis conscient que cela n’est pas suffisant », a déclaré le ministre chargé de ce dossier. Le fait est que 192 951 personnes handicapées à 100% bénéficient d’une allocation financière d’un montant de 4000 DA/mois dans le cadre du programme d’aide sociale du ministère. Les personnes ayant un taux d’invalidité inférieur à 100% bénéficient d’une allocation de 300 DA/mois allouée dans le cadre du filet social.

Le ministère de la Solidarité nationale a entamé, depuis plus d’un an, une opération d’assainissement des listes des bénéficiaires des allocations pour traquer les indus attributaires. Sur les 720 000 Algériens qui profitent de l’aide de l’Etat, le département de la Solidarité nationale a découvert près de 121 000 indus bénéficiaires et 6000 « faux handicapés ». M. Djamel Ould Abbès ne cache pas sa satisfaction d’avoir pu économiser 5 millions de dinars grâce à cette opération. « Une femme a encaissé une allocation de non-voyante puis est repartie au volant de sa voiture », raconte-t-il. En tout et pour tout, l’Algérie compte près de deux millions de personnes handicapées et de malades chroniques invétérés.

Bien que les centres d’accueil des personnes déficientes existent, ils sont souvent difficiles d’accès pour les personnes qui en ont le plus besoin. Il existe ainsi près de 297 centres pour les handicapés dont 129 sont gérés par des associations avec l’aide de l’Etat, 97 centres pour les handicapés mentaux et 18 centres pour les non-voyants La majorité des centres pour handicapés restent désespérément vides en raison du mauvais emplacement de ces infrastructures. « Les études ont été mal faites. Il y a, par exemple, des centres pour personnes âgées dans des régions qui n’en ont pas besoin. Dans les Hauts-Plateaux, par exemple, les familles sont encore très soudées et il est rare que les parents soient placés dans un centre pour personnes âgées », explique M. Ould Abbès.

Le ministre estime que les besoins sont immenses en matière de prise en charge des infirmités motrices cérébrales et des autismes, un mal qui touche près de 39 000 Algériens. S’inspirant de l’expérience canadienne, le ministère de la Solidarité nationale a établi un plan pour la prise en charge de cette frange de la population.

Pour mettre fin au phénomène des malades mentaux errant dans les rues, le ministre espère mettre en place des « fermes pédagogiques ». L’idée est de mobiliser des terres pour permettre aux handicapés mentaux, sans attaches familiales, de s’occuper à faire de l’aviculture, de l’apiculture ou du maraîchage. Le ministère de la Solidarité envisage, par ailleurs, de prendre en charge les déplacements des malades et de leurs accompagnateurs en vue de subir des interventions chirurgicales. « Nous mettons à la disposition des malades graves, issus des régions enclavées, des billets d’avion pour se faire opérer dans les hôpitaux d’Oran, d’Alger ou de Annaba. Nous proposons des billets d’avion pour chaque voyage », a-t-il expliqué.

Évidemment, les personnes qui ont les moyens de faire le voyage ne sont pas concernées par cette mesure. Le ministre de la Solidarité nationale se vante d’avoir mis en place, en 2006, une loi-cadre qui protège les personnes handicapées. Il se dit « fier » du fait que le budget du ministère de la Solidarité soit passé de 60 millions de dinars en 1999 à plus de 95 milliards de dinars en 2009. « Je dépense cet argent avec conviction », précise Dr Ould Abbès. « En tant que médecin, je ne peux qu’être sensible à l’angoisse des familles qui ont un enfant handicapé à leur charge », dit-il, sur le ton le plus solennel, déclarant que son rôle est « d’apaiser les douleurs et de diminuer de l’isolement les plus démunis ».

 

Par Amel B. – El Watan

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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 12:48

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L'accord de partenariat entre le gouvernement algérien et Aabar pour la construction d'une usine de montage automobile en Algérie a été finalisé, a annoncé le fonds d'investissement émirati dans un communiqué. Aabar possèdera 24,5% du capital de la première usine de ce projet.

On connaît désormais le montant de la participation du fonds au capital de la joint venture, qui s'élèvera à 4 millions d'euros. Aabar ne fournit aucune indication concernant le montant de l’investissement ni sur la date de lancement de l’usine.

Cet accord porte au final sur la construction de trois usines de montage de 10.000 véhicules en partenariat entre le gouvernement algérien, Aabar et cinq firmes allemandes; Ferrostaal, Rheinmetall, Daimler, Deutz et MTU. Les trois sites retenus sont à Tiaret, Aïn Smara et Oued Hamimine.« Nous pensons que cette joint venture et les deux qui vont suivre faciliteront le développement d'autres opportunités entre les deux parties (ndlr: l'Algérie et Aabar) », a commenté Khadem Al Qubaisi, pdg de Aabar.

Source TSA

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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /2010 13:06

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Les  investissements turcs en Algérie avoisinent actuellement les  300 millions de dollars. C’est  ce qu’a indiqué hier  l’ambassadeur turc en Algérie, M. Ahmet Neçati Bigali en marge de  la deuxième foire flottante en Algérie. Ces investissements sont essentiellement  répartis, entre le BTPH et l’agroalimentaire.  Pour l’ambassadeur turc, ce montant reste insuffisant eu égard à «l’excellence des relations bilatérales traditionnelles». Mais il reste confiant quant à l’avenir de ces investissements. Dans ce cadre, l’ambassadeur turc a annoncé la future mise en activité prochaine d’une usine de production de fer et d’acier pour un montant de 300 millions d’euros, sans donner de détails sur ce projet. Ce qui est clair aujourd’hui, de l’avis de M. Bigali, c’est que  les dernières orientations économiques  du gouvernement ne constituent aucune contrainte pour les opérateurs  turcs. Lesquels ont  participé en force à la foire flottante qui  a pris fin hier après deux jours d’exposition au port d’Alger. Cette foire a en effet regroupé une centaine d’entreprises qui ont exposé  leurs produits à bord d’un navire. L’ambassadeur de Turquie n’a pas manqué de  qualifier cet événement de carrefour de contacts entre les pérateurs des deux pays. Parmi les secteurs représentés, on citera les matériaux de construction, l’électricité, les machines industrielles et machines de onstruction, la mécanique, la métallurgie, et l’équipement. Avant d’arriver à Alger, Bluexpo avait organisé sa manifestation économique successivement en Turquie, en Grèce, en Egypte, en Libye et en Tunisie, selon  l’ambassadeur. Lequel a annoncé que la prochaine édition se tiendra en 2011 en présence de sociétés algériennes «qui feront le voyage avec leurs homologues turques à travers tous les pays qui seront visités par la foire Bluexpo». Lancée pour la première fois en 1926 par le leader turc, Mustapha Kamel Ataturk, avant d’être suspendue jusqu’en 2007, Bluexpo, organisée cette fois-ci à bord du navire Ankara qui a accosté sur le quai n°11, et a regroupé près de 100 sociétés turques opérant dans divers secteurs.

 

Par Smaïl Boughazi

Source La Tribune

 

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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /2010 23:10

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Le siège permanent de l'Union des Conseils économiques  et sociaux et institutions similaires d'Afrique (UCESA) a été inauguré, jeudi, à Alger par le président de cette institution continentale, M. Michel Kamano, en présence du président du Conseil national économique et social (CNES), M. Mohamed Seghir Babès, ainsi que des présidents et représentants des CES des pays membres de cette organisation africaine.         
A l'issue de la cérémonie de l'inauguration du siège sis à Birkhadem, M. Kamano a salué "l'engagement du gouvernement algérien en faveur du rapprochement  des pays africains", soulignant que l'Algérie "a encore donné la preuve de son  panafricanisme en mettant un siège à la disposition de l'UCESA".          
Il a soutenu que cette institution africaine s'attellera à mettre en œuvre une dynamique en vue d'une implication effective des Conseils économiques  et sociaux  dans le processus d'intégration africaine. Le président de l'UCESA a relevé, en outre, la nécessité de favoriser  le dialogue au sein de l'union et entre les acteurs de la vie économique et sociale de leur pays afin d'échanger des réflexions pour "pouvoir conseiller  les décideurs dans nos pays", a-t-il dit. Réitérant l'engagement de cette union continentale à soutenir les efforts des pays africains dans leurs priorités du développement social et économique, M. Kamano a souligné le rôle important de l'UCESA pour accompagner les gouvernements africains sur le plan politique, économique et social.          
Pour sa part, M. Babès a réaffirmé l'engagement de l'Etat algérien pour  le renforcement des relations entre pays africains et l'impulsion d'une nouvelle dynamique à l'UCESA.          
Il a affirmé, dans ce contexte, l'attachement de l'union à œuvrer pour  la constitution d'entités économiques et sociales viables dans les autres pays africains pour faire de l'UCESA ''une union continentale forte''.

Elmoudjahid.com
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Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /2009 20:21


L'Algérie renforce ses relations énergétiques avec le Maroc. La Sonelgaz et l'Office national d'électricité du Maroc (ONE) ont procédé, mardi 29 septembre, à la mise sous tension de l'interconnexion électrique en technique 400 KV, a annoncé aujourd'ui le groupe algérien d'électricité du gaz. Cette interconnexion permettra le transport de grandes quantités d'énergies dans les deux sens, précise Sonelgaz dans un communiqué. L'Algérie a désormais la possibilité d'exporter davantage d'électricité vers le Maroc et en recevoir en cas d'insuffisance de la production locale. 


« Les interconnexions constituent un préalable essentiel à l'émergence d'un marché régional de l'électricité », explique Sonelgaz. Le passage au palier 400kV « donne effectivement un nouveau rôle commercial aux interconnexions électriques entre les pays du Maghreb », ajoute le groupe public. *

Trente ans après le passage au palier 220kV, le transport algérien d'électricité à réussi son passage au palier 400kV. Une étape décisive puisqu'elle permettra de renforcer d'une part le système électrique algérien et d'autre part, les liaisons électriques maghrébines dans le cadre du développement des interconnexions maghrébines et de la boucle méditerranéenne.

Par  ali idir , le  01/10/09

TSA

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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /2009 13:17


Le Fonds monétaire international (FMI) confirme la stérilité des plans de relance concoctés par les autorités en charge des dossiers économiques de l’Algérie. L’institution de Dominique Strauss-Kahn a fait savoir que le taux de croissance de l’Algérie ne devrait pas dépasser les 2,1% pendant le restant de l’année en cours, pour remonter à 3,7% en 2010, lit-on dans le rapport portant sur les Perspectives économiques mondiales - octobre 2009 (October 2009 World Economic Outlook-WEO) publiées à la veille de la tenue des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Istanbul (Turquie). Dans son dernier rapport de mars dernier, la deuxième institution de Bretton Woods, la Banque mondiale, avait prévu pour l’Algérie un taux de croissance de 2,2% en 2009 et de 3,5% en 2010. Pour la région maghrébine (Algérie, Maroc, Tunisie), le FMI prévoit un taux de croissance global de 3% en 2009 et de 4% pour 2010.

 

Même si l’on qualifie le taux de croissance de « positif », un simple flash-back démontre que la courbe de croissance de l’économie algérienne, ces dernières années, est de tendance descendante. Pour les experts, la croissance de l’économie algérienne reste fragile du fait qu’elle est exclusivement dépendante du seul secteur des hydrocarbures. Les pays maghrébins, la Tunisie et le Maroc, réalisent une croissance meilleure sans pour autant faire appel à des plans de relance quinquennaux et sectoriels, mais surtout sans s’appuyer sur le secteur de l’énergie, pilier principal de l’économie algérienne. Le Maroc, lui, réalise une croissance positive de plus de 5%, alors que la croissance de l’économie tunisienne dépasse les 4%. Les experts n’y sont pas allés par quatre chemins pour démystifier les raisons de cette perte de vitesse. « L’Algérie est un pays qui ne sait pas fabriquer de la croissance. C’est comme si l’on mettait de l’essence dans un moteur en panne », commente Abdelhak Lamiri, économiste, professeur et PDG du groupe Insim. Le FMI maintient donc les mêmes prévisions de croissance pour l’Algérie faites en avril dernier à l’occasion de sa réunion de printemps, alors que le gouvernement algérien entend injecter davantage de ressources afin de maintenir en vie des entreprises qui ne créent pas de la richesse.

15% du PIB injectés pour créer 3% de richesses

Le taux de croissance économique en Algérie reste en dessous de la moyenne des pays africains exportateurs de pétrole, prévue de 2,2% en 2009 et de 5,1% en 2010 par le Fonds monétaire international. Pour les pays africains importateurs de pétrole, le Fonds table également sur une croissance positive avec 1,4% pour l’année en cours et 3,3% pour 2010. Selon M. Lamiri, l’économie de l’Algérie fonctionne toujours avec un « multiplicateur négatif ». C’est-à-dire que « les ressources injectées dans les entreprises et dans l’économie en général sont beaucoup plus importante que les richesses créées ». Le taux de croissance hors hydrocarbures, estimé par le FMI à 2,1%, dépasse de très peu la moyenne africaine qui est de 1,7% en 2009 et de 4% en 2010. Pour ainsi dire, le taux de croissance de l’économie algérienne risque d’être dépassé en 2010 par la moyenne africaine (4%) alors que la proportion ne dépasserait pas 3,7% pour l’Algérie en 2010. Cela dit, des pays africains développent une meilleure croissance que celle réalisée par l’Algérie, sans pour autant faire appel à des plans de relance de plusieurs milliards de dollars. Le taux de création d’entreprises en Algérie est des plus bas – 90 pour 100 000 habitants – alors que les pays voisins (la Tunisie et le Maroc) atteignent les 300 entreprises pour la même proportion d’habitants, d’après des chiffres fournis par des experts algériens. Une situation qui démontre que les indicateurs fondamentaux de l’économie demeurent très fragiles en 2009, affaiblis davantage par la chute des recettes pétrolières des suites de la crise financière internationale. Pour un pays dont le rythme économique est normal, 5% du PIB injectés devraient générer 3,5% de croissance, d’après M. Lamiri. Ceci, alors que l’Algérie injecte 15% de son PIB pour créer 3% seulement de croissance additionnelle. Pour les pays du Moyen-Orient, le Fonds a révisé à la hausse ses estimations de croissance pour l’économie de cette région, qui évoluerait au rythme de près de 4,5% en 2010 contre 3,7% estimés en juillet et 2% en 2009. A l’échelle mondiale, le FMI a relevé sa prévision pour 2010, tablant sur 3,1% de croissance contre 2,5% dans ses prévisions faites en juillet dernier.

Par Ali Titouche

El Watan
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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /2009 14:00


La capitale croule sous la boue. Les eaux pluviales inondent les rues et recouvrent les trottoirs avec tout ce qu’elles charrient de terre et d’immondices. Les fortes pluies, qui ont affecté le centre du pays lundi, ont montré à quel point notre tissu urbanistique est vulnérable aux perturbations climatiques. Elles ont mis à nu les failles et les défaillances des hommes en charge de l’aménagement du territoire. Virée dans Alger. Entrée ouest de la ville de Staouéli, à quelques enjambées du Palais des nations, Club des Pins. Lundi soir. D’épaisses couches de boue couvrent la route fermée à la circulation. Faites demi-tour, faites demi-tour ; la route est coupée », lance un piéton à des automobilistes coincés dans un bouchon sur cet axe routier. Les torrents de pluie ont sérieusement endommagé la route devenue impraticable.

Le siège de la Banque du développement local (BDL), situé sur cet axe routier, a pris eau. Une équipe de la Protection civile, équipée de pompes à eau, essaient de dégager les eaux stagnantes dans le sous-sol de l’immeuble. Des employés du service de l’entretien de la commune s’affairent encore à dégager quelques détritus obstruant les avaloirs. Mais le mal est fait. « On dirait que nous sommes dans un oued », s’exclame un riverain, frottoir à la main, qui vient de nettoyer son magasin inondé. Le centre-ville est couvert d’amoncellement de boue. Plusieurs habitants s’échinent à nettoyer leurs maisons inondées. Des éboulements se sont produits sur les venelles entourant la cité Mimosa, où les travaux d’aménagement ont été engagés depuis quelques semaines. Pas loin de la ville de Staouéli, le carrefour menant vers Club des Pins a été également envahi par la boue charriée des chantiers environnants. A Zéralda, c’est la débandade. Le centre-ville baigne dans l’eau. La RN11 de Mazafran est rendue difficile à la circulation suite à la stagnation des eaux sur la chaussée. A l’est d’Alger, la situation n’est guère meilleure. Hier dans la journée, les séquelles des pluies torrentielles de la veille étaient encore visibles. La boue et l’eau pluviale stagnent, créant un décor abracadabrant. « On dirait qu’on est dans un gourbi », commente un habitant de Réghaïa, qui nous montre les dégâts. « La cité DNC a été complètement inondée. Les autorités ne sont pas intervenues. Ce sont les jeunes du quartier qui se sont débrouillés pour évacuer les eaux », se plaint-il pour dénoncer encore une fois l’absence de l’Etat.

L’autoroute de Dar El Beïda était également impraticable. « Le niveau d’eau a dépassé les 60 cm », raconte un automobiliste, qui affirme avoir mis plus d’une heure et demie pour passer. « Ils ont dû dégager l’eau avec des pompes en raison de l’obstruction de la voirie », explique-t-il. Plusieurs autres quartiers ont été dévastés par les torrents de boue. C’est le cas de Cherarba, Oued Smar et Ben Talha. Des petits centres urbains qui n’ont d’urbain que le nom. Ces premières fortes pluies automnales reposent avec acuité les problèmes de l’aménagement du territoire et de l’entretien des centres urbains. Les autorités ne semblent pas avoir tiré toutes les leçons des violentes inondations de Bab El Oued, qui ont fait près de 800 morts. Des experts en risques majeurs ne cessent, depuis cette hécatombe, de réclamer une carte nationale des risques de catastrophes naturelles par wilaya et d’une structure nationale de gestion des catastrophes. Le décret de 1985 portant sur l’organisation du plan Orsec existe bel et bien. Mais il a été, depuis, mis dans un tiroir. Les inondations récurrentes dans les villes moyennes ou grandes sont plus liées à la présence humaine qu’aux précipitations. Ces inondations mettent à découvert l’insuffisance accrue des politiques d’aménagement urbain qui s’ajoute à la congestion de nos villes. Face à ce laisser-aller des autorités locales et centrales, il ne reste aux habitants que de prier pour qu’ils échappent à la furie des eaux de pluie.

Par M. A. O

El Watan

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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /2009 12:22

Afin doubler les réserves en eau de l'Algérie, 19 barrages seront construits durant les cinq prochaines années, a annoncé, lundi 28 septembre, le ministre des Ressource en eau Abdelmalek Sellal. M. Sellal a indiqué que les 61 barrages du pays présentent actuellement une capacité totale de cinq milliards de m3. Cette capacité devrait doubler et atteindre 10 milliards de m3 une fois les 19 nouveaux barrages livrés, selon le ministre.

M. Sellal s'exprimait depuis Tizi Ouzou où il était venu lancer le projet de construction d'un nouveau barrage d'une capacité de 150 millions de m3 pour un montant de 13 milliards de dinars.

Par ailleurs, le ministre a évoqué des améliorations dans la gestion des réseaux de distribution de l'eau potable dans la capitale par l'entreprise Française Seal, tout en écartant « le renouvèlement du contrat » avant une évaluation détaillée de ce partenariat. M. Sellal a également annoncé la création en 2010 d'une école de formation en management de l'eau dans la wilaya d'Oran en partenariat avec des Français et des Espagnols.

Par  ameziane athali , le  28/09/2009 

TSA

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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /2009 18:46



Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour Orascom Telecom. L'agence de notation financière britannique Moody's a annoncé, jeudi 24 septembre, avoir abaissé la note globale de l'opérateur de téléphonie égyptien. La notation des obligations de 750 millions de dollars émises par le groupe avec une échéance à 2014 a été également dégradée. Les perspectives restent négatives, selon Moody's, qui explique sa décision par les inquiétudes sur les liquidités du groupe et la monté du risque concernant l'activité du groupe.

Moody's évoquent notamment les difficultés rencontrés par Orascom Telecom en Algérie. Le groupe peine à rapatrier 257 millions de dollars correspondant à 50% des dividendes de l'année 2008. Dans un déclaration publiée, mardi 25 août, à l'occasion de la présentation de ses résultats trimestriels, le groupe égyptien avait indiqué avoir échoué à obtenir les autorisations nécessaires des autorités algériennes pour le transfert des dividendes issus des 580 millions de dollars de bénéfices annuels de sa filiale OTA. Le groupe a été finalement autorisé, le 15 septembre, à transférer la moitié de la somme. Le transfert de l'autre partie reste suspendu à la délivrance par la Direction générale des Impôts d'un quitus fiscal
.

Dans ce contexte, Moody's prévient qu'elle pourrait recourir à une nouvelle dégradation des notes de l'opérateur si le dossier algérien n'est pas résolu dans les meilleurs délais. Car, selon l'agence cette situation, cette situation pourrait provoquer des problèmes de refinancement et de remboursement de la dette du groupe et de ses filiales. Elle pourrait menacer le financement de certaines activités notamment au Canada et au Pakistan.

Moody's est la seconde agence à dégrader la note d'Orascom Telecom, après sa concurrente S&P, le 7 septembre. Selon S&P, les activités en Algérie fournissent 96,8% du flux de trésorerie de l'opérateur de téléphonie égyptien. « Le retard dans la réception des dividendes en provenance d'Algérie pourrait provoquer des tensions sur les liquidités pour les besoins d'investissements substantiels dans des opérations plus récentes dans le portefeuille d'Orascom Telecom, comme au Canada, ou le paiement d'intérêts et d'autres appels de fonds au niveau de l'entreprise-mère », avait indiqué l'agence américaine.

Avec Fitch et Standard & Poor's, Moody's fait partie des trois plus grandes agences de notation financière dans le monde. Les avis de ces organismes constituent des éléments précieux pour les investisseurs. Ces derniers se basent souvent sur leurs analyses pour effectuer des arbitrages.

Sonia Lyes

TSA

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